J’ai enfin pu le voir en vrai : Phil Collins a finalement fait une dernière tournée en France. Seuls les vrais fans et les gens qui me connaissent pourront comprendre à tel point celle-ci m’a touchée et c’est pour eux que j’ai rédigé ce long article, qui se poursuit sur toutes les photos du concert. Bonne lecture.
Lundi 5 juillet 2004, Zénith de Toulouse
5h00 : Me voilà parti, je suis excité comme pas possible mais j’ai encore 6h de route entre St Raphaël et Toulouse, dur dur !
12h14 :J’arrive devant le Zénith, Il y’a déjà une quinzaine de personne, un couple, une famille et un homme seul, anglais , abordant un tee shirt blanc orné d’une magnifique batterie. Comme j’avais encore 6h à atteindre devant ses portes, pourquoi ne pas taper la discut ? Il s’est avéré très sympathique, et malgré mon anglais primaire, nous avons parlé de Phil pendant plusieurs heures .Il semblait en connaître un rayon de plus que moi sur Phil et surtout sur Genesis. Il m’a expliqué qu’il faisait de la batterie depuis 20 ans et que toute sa vie reposait là dessus et était inspiré par Phil. Le peuple devant le Zénith ne cesse d’augmenter. Arrivé 16h,il n ‘y avait plus beaucoup de places devant le Zénith pour les fans qui affluaient sans cesse. Et heureux ceux et celles qui ont pensé à se munir de bouteilles d'eau car il fait un air chaud et sec sous le soleil de l'été commençant. Le public en masse compacte est divers, de l'adolescente très très fan au grand-père qui avoue bien aimer ce chanteur anglais dont il ne comprend pas la moindre parole.
17h00 : Un convoi de 8 wolswagen transporter grises immatriculé en suisse arrive devant le Zénith, et rentre par le portail « matériel et artiste » .A l’intérieur : Phil, sa femme, son petit dernier et tous ses musiciens et choristes. Dans la cohue générale, tout le monde se précipite sur les grilles pour les voir, et vu ma taille je n’ai pas vu grand chose …Ensuite tout le monde se précipite sur les portails qui n‘ouvraient que dans 1h.Dans la foule, j’ai perdu mon anglais mais je trouve à coté de moi un jeune couple de Béziers avec qui je discute jusqu’à l’ouverture des portes.
Quelques 10 000 personnes avaient décidé de participer à ce miracle : un dernier concert de Phil en France.
Nous étions tous là pour le First Final Farewell Tour de Phil Collins. Une première tournée d'adieu. Avant une seconde ? Peut-être, peut-être pas. Alors il fallait en être, être là pour l'éventuelle dernière fois. Là je commence à ressentir quelque chose de jamais vu à ce moment de ma vie, une forme de réchauffement interne, la tête en pleine anticipation des vibrations qu’elle allait recevoir.
18h00 :Les portes s’ouvrent c’est la cohue, je cours comme un dingue ! Ca y est, j’y étais ! Mon rêve prenait enfin réalité ! La sécurité nous a fait mettre en ligne, je me retrouve encore avec un couple , de Carcassonne cette fois, Le type avait un tee shirt de Phil Collins datant de sa tournée de 1994.
19h00 :Ont nous laisse enfin rentrer dans le Zénith, dès que mon billet fut controlé, je couru jusque dans la fosse, et là ! MIRACLE ! Il n y avait quasiment personne , je m accrochait à la barrière en la tenant solidement. Ca y est ! J y étais ! Le spectacle allait commencer dans 1h30 et j’allais être a la 1er loge, à 2m de la scène, on ne pouvait rêver mieux.
Je remarque tout de suite deux batteries bien fournies qui attendent bien sagement sur scène. Hmmm... Ça sent déjà le duo de solo de batterie à pleines oreilles... Sans compter qu'entre les deux batteries, il y a un impressionnant assortiment de percussions... Si ça ne pulse pas à rythmes déployés ce soir, ce sera vraiment à n'y plus rien comprendre...
Il y a bien sûr aussi tout ce qu'il faut en claviers, micros et autres instruments divers.
Je note également deux écrans géants situés de chaque côté de la scène. Il semble même (ceci se confirmera par la suite) que tout l'arrière-scène ne soit lui-même qu'un immense écran méga-géant.
20h02. Pour ce qui est de l'ambiance, cela ne manquera assurément pas. Car le public donne dès à présent puissamment de la voix. Je n'ose imaginer ce que ce sera quand Phil Collins apparaîtra.
20h30 : Le public commence à s’enthousiasmer. On sent l’arrivée de Phil Collins imminente. Plusieurs feintes ont d’ailleurs été réalisées par l’équipe du Zénith sur les écrans géants par la bande-annonce du concert, dont le thème principal semblait être In The Air Tonight, ce qui n’était pas pour me déplaire. On salue au passage les cadreurs de la poursuite, escaladant la scène jusqu’à sa plus haute surface pour se poster dans leurs sièges.
Les lumières s'éteignent subitement. Le public n’en peut plus : il hurle de toute ses forces pour le faire venir. Clameur effrayante dans tout le Zénith. C’est alors que Phil Collins apparait sur le côté droit de la scène, avec deux baguettes à la main. Les cris du public sont encore plus assourdissant . Il se tient quelques instants immobile sur la scène, comme étonné des applaudissements qu'il vient de déclencher. Puis, en guise de “Bonsoir", il se dirige vers sa batterie et commence à taper un rythme dément, pour nous livrer l’un des plus beaux solos de sa carrière. Il ne reste pas longtemps seul sur scène. Car Chester Thompson vient lui prêter main forte. Et c'est un duo de solo de batterie fou fou fou. Et ce n'est pas fini. En effet Luis Conte arrive aussi en renfort. Ça polyrythme de partout et ma foi, ça fait du bien par là où ça passe dans les oreilles. Phil Collins avait encore la pèche, une énorme puissance même. Ce morceau est extrêmement révélateur de ce que nous allions vivre ce soir, en live : chaque coup porté sur la batterie résonne dans notre coeur, un souffle de puissance se dégage de la scène. Après plusieurs minutes, Phil salue enfin son public.